Emile SIMONOD

 

 Céramiste, peintre et poète

 

Né à Dolomieu le 21 décembre 1893

Mort à Cognin (Savoie) le 4 avril 1977

Né dans une maison de la place de l’église, Emile Simonod a vécu ses jeunes années au hameau du Guinet où ses parents étaient tisseurs et cultivateurs.

Très tôt attiré par les arts, il rejoint à Paris, après la guerre de 1914-1918 le sculpteur Alfred Boucher, qu’il avait connu à la Tour du Pin et reconnaissait volontiers comme son seul maître.

 Il doit quitter Paris en 1919 pour se fixer à Cognin, en Savoie, où il trouve avec son épouse, un emploi d’enseignant à l’Institut des Jeunes Sourds. 

La Savoie donnera à cet amoureux de la nature qu’il parcourait en toutes saisons avec son chevalet et ses couleurs, l’occasion de découvrir la poterie. Délaissant la peinture, il crée en 1926 la Poterie Savoyarde, puis en 1928, la Société Industrielle Savoyarde de Poterie Artistique ( SISPA). Cette entreprise, qui emploiera jusqu’à 16 personnes, dont quatre décorateurs, cessera ses activités vers 1940.
Simonod voulait que ses œuvres soient d’abord des objets utiles. “Faire de l’art, oui.. mais adapté à tous les besoins de la vie courante et être les dispensateurs de la face agréable du foyer”,  disait-il. 

Ses émaux, à base d’oxydes métalliques apportèrent à la poterie savoyarde des tons jusqu’alors inconnus. Un procédé de métallisation, invention de Simonod vers 1930, intéressa beaucoup de pays étrangers, dont les Américains et conférera à son œuvre une touche originale. 

Plus doué pour les arts que la gestion d’entreprise, Emile Simonod doit renoncer à l’aube de la guerre de 1939- 1945. Il revient à sa première passion, la peinture.
Habitué des cimaises savoyardes jusqu’en 1977, année de sa mort, son œuvre picturale est estimée entre 3500 et 4000 toiles.
Céramiste et peintre, Emile Simonod était aussi musicien et maniait la rime avec un égal talent. Plus de 300 poèmes constituent l’œuvre écrite.
Personnage original et attachant, Emile Simonod s’adonnait, selon la saison, à de multiples activités. Chasse, pèche, mycologie, apiculture, lui laissaient encore le temps de parcourir la Savoie à bicyclette pour rejoindre ses nombreux amis avec lesquels il partageait des parties de boules mémorables. Ses longues promenades étaient aussi l’occasion de croquer la nature en toute saison, avec une prédilection pour l’automne, dont il a laissé de somptueuses compositions.

Groupe Historique dolomois  décembre 2003.